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Santé des Autochtones

Partie n° 3

L’histoire se poursuit trois ans plus tard. Kathy a pris comme il le fallait ses médicaments contre le diabète, mais n’a pas vraiment fait de progrès du côté du contrôle du poids et de l’exercice. L’an dernier, elle a cessé d’aller au centre de santé pour faire contrôler son taux de sucre parce qu’on lui disait toujours qu’il était vraiment trop élevé. Au cours des six derniers mois, elle s’est sentie de moins en moins bien. Ses jambes sont engourdies et elle éprouve des douleurs fulgurantes. Elle a été incapable d’accepter un emploi dans le domaine de la construction parce qu’elle se sentait trop faible et étourdie. Elle boit également plus d’alcool, et Amy s’inquiète à l’idée de la laisser s’occuper des jeunes enfants. Deux semaines plus tôt, Amy a remarqué que Kathy avait sur le bas de la jambe gauche une plaie qui semblait infectée. Elle l’a convaincue d’aller voir l’infirmière.

  • Infirmière : Kathy. Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vue. Comment ça va?

    Kathy : Je ne sais pas… Euh… j’ai souvent des maux tête et ma mère ne me fait plus confiance avec les enfants… Et j’ai cette vilaine plaie sur ma jambe.

    Infirmière : Bon, bien, je vais jeter un coup d’œil à ta jambe. Oh, Kathy, cela ressemble à un ulcère diabétique, ça me semble infecté aussi. Tu vas avoir besoin de traitement pour ça. Le médecin sera ici demain. J’aimerais qu’elle l’examine de plus près. Voyons ce que je peux faire pour toi pour l’instant.

Partie n° 3, A

On constate que Kathy souffre de neuropathie périphérique, d’hypertension et d’insuffisance rénale; ces troubles sont des complications du diabète. Le médecin décide de l’envoyer au centre médical, où on pourra l’évaluer et lui offrir un traitement. Kathy est donc transportée par avion et admise au service de médecine. Le résident chargé de son cas en discute avec sa superviseure. Pendant que vous visionnez la vidéo suivante, cherchez des exemples de ces comportements :

  • Stéréotypes
  • Ethnocentrisme dans la culture médicale (notre façon de faire est la bonne façon de faire)
  • Approche consistant à blâmer la victime
  • Enseignement axé sur l’apprenant
  • Dre West : Keith, quel cas as-tu pour moi aujourd’hui?

    Keith : Une jeune femme de 23 ans, Kathy. Elle est venue d’une réserve, on nous l’a envoyée la semaine dernière. Mais, on a eu du mal à l’admettre.

    Dre West : Pourquoi? Pas de lit disponible?

    Keith : C’est ça. Quoi qu’il en soit, elle est ici maintenant à cause d’un ulcère diabétique infecté. C’est la raison pour laquelle elle a été évacuée. Et bien sûr, son diabète a été essentiellement négligé pendant au moins trois ans. Elle souffre donc d’une neuropathie significative, d’hypertension et d’une insuffisance rénale précoce. C’est frustrant que ça ait été négligé si longtemps.

    Dre West : Tu as utilisé le mot ‘négligé’. Il n’y a pas de poste sanitaire à sa réserve?

    Keith : Oui, mais soit que personne n’a fait de suivi après son diagnostic initial, ou qu’elle n’a pas suivi son programme de traitement. Quoi qu’il en soit, elle n’a reçu aucun traitement et n’a pas changé son régime alimentaire. C’est comme d’habitude. Je ne pense pas que nous allons avoir beaucoup plus de chance avec elle non plus.

    Dre West : Pourquoi? A-t-elle des difficultés au niveau de la langue ou …?

    Keith : Non, elle parle français, mais je ne sais pas si je peux réussir à l’atteindre. Je veux dire, elle est là, elle m’écoute poliment pendant que j’essaie d’expliquer à quel point il est important et essentiel qu’elle prenne son problème en main. Et elle semble comprendre, mais quand la secrétaire-réceptionniste se met à sa recherche pour un test, elle est à l’extérieur, assise sur un rocher, dans le stationnement. Les infirmières ont de la difficulté à la trouver. Elle a même manqué son échographie rénale deux fois.

    Dre West : Eh bien, beaucoup de gens ont du mal à s’habituer à la routine d’un hôpital, surtout lorsqu’ils sont loin de chez eux, les Autochtones ne sont pas différents. Tu sais, je ne suis pas certaine que tu auras beaucoup de succès, surtout si tu la bombardes avec toutes les complications médicales. Elle est probablement bien plus au courant de son état de santé que tu le penses. Le diabète est une affection très fréquente chez elle. Et puis, tu as dit qu’elle est jeune, elle est probablement très effrayée, et tu as peut-être, par inadvertance, donné l’idée qu’elle est la seule responsable pour son état de santé. Si tu veux l’aider, tu vas devoir gagner sa confiance, ce qui ne sera pas facile.

    Keith : Avez-vous une idée comment je pourrais m’y prendre?

    Dre West : Eh bien, pourquoi ne pas essayer de la connaître un peu mieux?

    Keith : Ok.

Partie n° 3, B

Introduction

Dans cette scène, la Dre West et Keith discutent du cas de Kathy. Notez la similitude entre l’approche de l’enseignement adoptée par la Dre West et le modèle axé sur le patient. Analysez leur conversation du point de vue de la technique ou du style :

  • Poser des questions
  • Écouter
  • Recueillir de l’information
  • Donner de l’information
  • Intégrer l’information biomédicale et psychosociale
  • Faire preuve d’honnêteté
  • Être conscient de soi‑même
  • Faire preuve d’empathie
  • Dre West : Keith, as-tu un moment pour me parler?

    Keith : Oui.

    Dre West : D’accord. Qu’as-tu découvert au sujet de la situation sociale de Kathy?

    Keith : Eh bien, elle vit chez sa famille avec plusieurs frères et sœurs, ainsi que sa tante et ses enfants. Ils vivent sur la réserve. Elle est au chômage. Y a-t-il autre chose que vous vouliez savoir?

    Dre West : Que sais-tu au sujet des Autochtones en général?

    Keith : Bon, j’ai assisté à quelques cours magistraux à la faculté de médecine, mais pour être honnête, je n’ai pas vraiment été très attentif. Les revendications territoriales et les choses de ce genre font souvent les manchettes. C’est à peu près tout ce que je sais.

    Dre West : Eh bien, la raison pour laquelle les revendications territoriales font souvent les manchettes, c’est parce que les Autochtones ont été systématiquement expulsés de leurs terres. Euh… non, ce n’est pas tout à fait exact, ils ne se considèrent pas propriétaires des terres, mais plutôt qu’ils en sont les gardiens. Quoi qu’il en soit, les revendications territoriales sont une façon pour eux de tenter de récupérer leurs terres, mais ce n’est qu’un aspect parmi plusieurs. Tu sais, nous parlons d’un système de colonialisme interne qui date de plus de 500 ans.

    Keith : Mais tout ce que j’essaye de faire, c’est de lui donner les meilleurs soins médicaux possibles. C’est quelque chose qu’ils n’avaient pas il y a 100 ans.

    Dre West : Ils ne l’ont pas nécessairement maintenant non plus. La plupart des réserves sont très éloignées, et parfois il y a une seule infirmière au poste sanitaire, et puis il y a une véritable porte tournante avec des médecins qui viennent et repartent. Je veux dire, pourquoi devraient-ils nous faire confiance? Tu sais, il faut dire que souvent les logements sont insalubres et surpeuplés. C’est pourquoi les maladies comme la tuberculose s’y propagent si facilement. Ils n’ont pas d’eau propre. Ils n’ont pas de toilettes à l’intérieur, ils ont de l’argent pour nous envoyer Kathy, et pourtant, ils n’ont pas d’argent pour lui acheter des chaussures appropriées qui auraient pu prévenir un ulcère diabétique en premier lieu. Elle ne peut même pas obtenir un emploi. Tu vois comment les choses doivent être difficiles pour elle.

    Keith : Mais, qu’est-ce que je peux faire ? Je veux dire, je ne comprends pas pourquoi elle ne peut pas juste prendre soin de sa santé. Je lui ai dit de faire de l’exercice et de bien manger. Qu’est-ce qui l’empêche?

    Dre West : Il pourrait y avoir beaucoup de choses qui l’empêchent. C’est vraiment un défi pour toi, n’est-ce pas?

    Keith : Je crois que oui.

    (Dre West seule)

    Dre West : Ces jeunes résidents sont des as dans certains domaines. Ils connaissent tous les derniers tests et les traitements de pointe, ce qui est important. Par contre, je remarque que certains d’entre eux ne semblent pas vraiment comprendre que les souffrances sociales ou les conditions économiques influent beaucoup sur la maladie d’une personne. J’aimerais donc que Keith puisse aller avec Kathy à sa réserve et voir comment elle vit. Par contre, je me souviens de ma première expérience dans une réserve, j’étais tellement enthousiaste, j’allais tout changer. Malheureusement j’étais tellement dépassée la première année que je n’ai même pas eu le temps de faire autre chose que de soigner les gens. Je n’ai pas pu rencontrer le chef ni même apprécier la communauté. C’est … c’est une question complexe.

Partie n° 3, C

  • Perspective sur la formation médicale

  • Même si j’avais suivi une bonne formation universitaire en médecine, je ne pense pas avoir reçu un aussi bon enseignement de la sensibilité aux diverses cultures que j’aurais pu recevoir. Et cette sensibilisation est importante surtout pour ce qui est de la façon dont elle s’intègre dans la pratique de la médecine. Et je pense que comme étudiante en médecine, j’étais vraiment beaucoup plus intéressée par les effets des médicaments antihypertenseurs, et je voulais apprendre quelles sont les doses à administrer et comment ne pas tuer quelqu’un en lui donnant les mauvais médicaments. Je n’ai pas compris que pour pratiquer effectivement la médecine, il faut voir qu’il s’agit en fait d’une interaction sociale entre deux personnes. Il ne suffit pas de poser des gestes adéquats d’un point de vue médical. Si on ne comprend pas pourquoi une personne agit d’une certaine façon, on ne sera jamais en mesure de la traiter.

    Ses antécédents, son vécu, sa famille d’origine, ont énormément d’influence sur le processus. Et pourtant, je pense que quand j’étudiais en médecine, je m’employais surtout à savoir quels sont les critères d’identification d’un diabétique plutôt que de comprendre que pour convaincre un patient de suivre un régime pour diabétiques il faut d’abord bien connaître les types d’aliments dont il se nourrit et que si on veut vraiment être efficace, il faut bien s’en informer.

    Vraiment, parfois je pense que je n’ai pas fait attention aux bonnes choses et je ne m’en suis rendu compte qu’après six mois de pratique. Alors je me suis rattrapée et je me suis dit, « Oh, oui ». Voilà les connaissances qu’il me faut.

    Ce n’est pas parce que ces connaissances ne sont pas disponibles. Mais, je pense que, comme avec tant de choses, tant que l’on n’en fait pas l’expérience, on ne se rend pas compte de ses lacunes. Et puis, plus tard, on pense, et on se souvient qu’on aurait dû faire plus attention à certaines connaissances, parce qu’elles sont utiles tous les jours.

Étude de cas (suite), A

Introduction

La Dre West suggère à Keith de discuter avec l’interprète autochtone de l’hôpital.

  • Pourquoi lui fait‑elle cette suggestion?
  • Si elle connaissait un peu les conditions de vie de Kathy, pourquoi n’en a‑t‑elle pas parlé elle‑même à Keith?

Analysez la conversation. Notez par exemple la différence de vision du monde que reflètent le premier énoncé de Keith et le premier énoncé de l’interprète.

  • Keith : Merci de me voir. Mon nom est Keith, je suis l’un des résidents ici. La Dre West a suggéré que nous nous rencontrions afin que vous puissiez m’aider avec une de mes patientes.

    Interprète : Qui est ta patiente?

    Keith : Kathy, elle est diabétique et elle ne va pas très bien.

    Interprète : Je connais Kathy. Elle a eu des moments difficiles ces derniers temps. Son père est mort et elle aide sa mère en s’occupant des enfants.

    Keith : Oh, je ne le savais pas. Ça doit rendre les choses beaucoup plus difficiles pour elle.

    Interprète : Très difficile. C’est une grande responsabilité pour cette jeune femme. Alors, quelle est ta question?

    Keith : Eh bien… elle a aussi de la difficulté à contrôler son niveau de sucre, et elle ne veut pas faire de l’exercice, ni changer son alimentation, donc …je ne sais plus quoi faire.

    Interprète : Savez-vous vraiment comment elle vit? Elle ne veut pas faire de l’exercice ou peut-être qu’elle ne peut pas? Connaissez-vous vraiment Kathy?

    Keith : Ouf… j’imagine que non.

    Interprète : Alors, est-ce que je pourrais vous dire un petit peu à propos de sa vie, sur sa réserve? Alors sur la réserve de Kathy, elle n’a pas toujours accès à la bonne nutrition.

Pour poursuivre l’éducation de Keith, la Dre West donne des exemples d’un comportement axé sur le patient lorsqu’elle discute avec Kathy. Encore une fois, analysez la conversation et notez les comportements non verbaux des trois personnages.

  • Dre West : Bonjour Kathy. Je m’appelle Dre West. Je travaille avec Keith. Est-ce que nous pouvons vous parler pour quelques minutes?

    Kathy : Oui.

    Dre West : Très bien, merci. Donc, ça fait dix jours que vous êtes ici, n’est-ce pas?

    Kathy : Oui.

    Dre West : Vous êtes loin de chez vous.

    Kathy : Oui.

    Dre West : Est-ce que vous avez de la parenté ici en ville?

    Kathy : Non. Je veux juste rentrer chez moi.

    Dre West : Eh bien, c’est ce que nous voulons aussi. Dites-moi, est-ce que l’accès à votre réserve est difficile à ce temps de l’année? Je pense au dégel du printemps.

    Kathy : Oui, souvent on ne peut même pas y entrer. Des fois les avions ne peuvent pas atterrir à cause de la glace partout. Je ne veux pas être prise ici, ma mère est toute seule à la maison, puis elle a besoin de mon aide.

    Dre West : Je vois que vous êtes vraiment inquiète à son sujet. Est-ce que vous avez pu lui parler depuis que vous êtes ici?

    Kathy : Non.

    Dre West : Aimeriez-vous lui parler si possible?

    Kathy : Oui, mais elle n’a pas de téléphone.

    Dre West : Ah bon, est-ce qu’il y a quelqu’un avec qui nous pouvons communiquer qui pourrait la rejoindre?

    Kathy : Vous pouvez appeler ma tante.

    Dre West : Très bien. Donc, je vais demander à Keith de prendre ses renseignements et nous allons faire en sorte que vous puissiez lui parler aujourd’hui.

    Kathy : Ok.

    Dre West : Et bien, il est évident que nous devons vous sortir d’ici le plus rapidement possible en raison de la débâcle du printemps. Bon, votre ulcère guérit et votre diabète est un peu mieux.

    Keith : C’est exact.

    Dre West : Quand vous allez être chez vous, il va falloir prendre des comprimés chaque jour, et il va falloir visiter l’infirmière au poste sanitaire chaque semaine, et le médecin quand elle va venir. Est-ce vous seriez en mesure de le faire?

    Kathy : Oui, oui, je pourrais le faire, mais seulement si je rentre chez moi.

    Dre West : Bon, vous allez rentrer chez vous, c’est certain. Nous allons faire en sorte que vous puissiez rentrer chez vous soit demain ou le lendemain si possible. Et je vais demander à Keith de parler à l’infirmière au poste sanitaire afin de mettre sur pied un plan pour vous. Est-ce que vous nous donnez la permission de parler à l’infirmière?

    Kathy : Oui.

    Dre West : Très bien. Donc, nous allons prendre les dispositions le plus rapidement possible.

    Kathy : Merci beaucoup.

    Dre West : De rien.

    Keith : Dre West, est-ce que je peux vous parler une minute?

    Dre West : Oui.

    Keith : (S’adressant à Kathy) Je reviens.

    (Dre West et Keith dans le couloir)

    Keith : Dre West, je ne comprends pas, vous allez la laisser partir? Qu’est-ce qu’on va faire pour un rendez-vous de suivi? Et son régime d’alimentation et d’exercice? Et sa maladie rénale?

    Dre West : On peut faire un suivi à distance.

    Keith : Oui, mais…

    Dre West : Je ne pense pas que l’hôpital est le lieu où Kathy va faire des changements à son style de vie. Je pense que nous avons tous les deux vu qu’elle va probablement avoir beaucoup plus de succès si elle est parmi sa propre communauté, et soit qu’ils vont l’aider, soit qu’ils vont être un obstacle pour elle. Vous voyez?

    Keith : Euh…Je pense que oui.

    Dre West : Bon, je sais que tu as recueilli énormément de renseignements sur son cas médical, essaye d’en obtenir un peu plus sur sa formation et ses antécédents d’emploi. Ces renseignements vont vraiment t’aider à travailler avec l’infirmière au poste sanitaire afin de mettre sur pied un plan pour elle.

    Keith : Ok, je ferai de mon mieux. Merci.

Étude de cas (suite), B

Kathy revient dans la réserve et reprend son ancienne vie; elle aide sa mère en s’occupant des jeunes enfants. C’est le printemps et la situation s’améliore. Quelques semaines après son retour, Amy appelle son amie Christine, représentante en santé communautaire.

  • Christine : Comment ça va, Amy? On m’a dit que Kathy était à l’hôpital.

    Amy : Oui, mais ils l’ont laissé revenir à la maison. Elle se sent un peu mieux, elle prend ses médicaments régulièrement. Je voulais te parler d’un club de marche. Sais-tu c’est quoi?

    Christine : Pas vraiment, mais je sais qu’ils en ont un en ville.

    Amy : Ma cousine en a organisé un sur sa réserve, elle pense que je devrais en organiser un aussi.

    Christine Bon, c’est surement une bonne idée, mais qu’est-ce que c’est au juste?

    Amy : Les femmes se promènent par ici tous les jours, et parfois elles amènent leurs enfants avec elles, et elles se réunissent une fois par semaine pour apprendre de nouvelles recettes. Elles ont même rédigé un livre de cuisine, pour savoir mieux cuisiner. Peut-être que si Kathy me voit marcher, elle va se mettre à marcher elle aussi.

    Christine : Oui puis si on réussissait à convaincre les gens de marcher, ça serait excellent pour la communauté. La marche c’est le meilleur remède pour le diabète. On pourrait peut-être même faire les cours de cuisine au centre communautaire.

    Amy : Bonne idée, mais je ne sais pas comment lancer ce projet. Pourrais-tu m’aider?

    Christine : Mais oui. On va commencer par parler avec l’infirmière parce qu’elle a sûrement d’excellentes façons de convaincre les gens. Puis comme tu dis, si Kathy voit les autres jeunes marcher, peut-être qu’elle va commencer elle aussi.

    Amy : (Débute la phrase en Ojibwé) je savais que tu pourrais m’aider.


 

Suivant : Conclusion

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